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Topas Ecolodge : la réconciliation avec Sapa

Topas Ecolodge c’est le solitaire rêveur, la tête dans les nuages, celui qui fait bande à part, volontairement à l’écart. Loin du laboratoire à ciel ouvert de la laideur de Sapa où les apprentis sorciers osent toutes sortes d’expériences : urbanisation agressive, hôtels sans cohérence, néons, architectures qui se contredisent, faux pastiches alpins, bétonnage, téléphériques géants,…
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Champassak : l’élégance immobile

Fidèle à elle-même. Champassak reste l’une des rares destinations au Laos qui ne semble pas en conflit avec son propre destin. Elle possède cette classe immobile, presque aristocratique, qui ne nécessite aucun artifice. A chaque fois que j’y retourne, j’ai l’impression d’aller rendre visite à une vieille tante aux belles manières désuètes dont le fard…
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Cao Bang frôle la psychiatrie

Cao Bang. Trois syllabes qui claquent comme trois coups de machette dans la brume. Aux confins d’un nord-est vietnamien taillé à la serpe, cette province ravagée par les tourments paysagers s’impose avec force pour te rappeler que la terre a des dents. Et quelle mâchoire ! Ce n’est pas un paysage que tu regardes, c’est un…
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Tam coc Garden : la réhabilitation du Nha Quê

Pendant des décennies, il a été le grand oublié, voire le grand méprisé. Ici, le projet remet le paysan au centre de l’épure, rappelant qu’il est le véritable noble du Nord du Vietnam, celui qui se tient droit, les pieds ancrés dans la boue du delta du fleuve Rouge. Loin du luxe standardisé, Tam Coc…
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Quand Hué tire la gueule

Hué, sous le soleil, c’est une carte postale trop propre. La cité impériale brille trop, les tombeaux font les fiers, et tout devient décor. Mais quand le ciel se ferme, nuages bas, pluie fine, lumière sale, là, ça respire enfin. La pierre boit. Les murs pleurent. Hué jette son ao dai à fleurs pour enfiler…
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Sadec : têtue et élégante

Aller à Sadec, c’est comme aller claquer la bise à une vieille dame qui a roulé sa bosse. Elle en a vu passer, la mamie : les coloniaux en uniforme blanc à la moustache bien peignée, les négociants chinois, les sœurs en cornette, les barges ventrues du Mékong, les caodaïstes cérémonieux… et même la petite…
La cuisine du voyage
Mon blog est une cuisine lente et sensible du déplacement. Chaque lieu, chaque rencontre, chaque détour n’est pas une fin en soi mais un ingrédient : brut, parfois rugueux, parfois délicat, toujours choisi avec intention.
Je cueille un fragment d’histoire, je décortique une culture, je fais revenir à feu vif quelques échappées à moto, je saisis des paysages pour qu’ils rendent tout leur jus, puis je laisse mijoter le tout dans ma propre subjectivité. L’écriture n’explique pas : elle assaisonne, lie, révèle.
C’est une table dressée loin de la littérature touristique, une succession de plats, de parfums, de textures et de visages, où l’ailleurs se goûte lentement, sans mode d’emploi, mais avec une liberté de ton souveraine.
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