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En mai, le Nord est un caprice théâtral

En cette saison, le ciel ne fait pas de la météo, il fait de la mise en scène. Il se mire dans le miroir des rizières en eau et comme Narcisse, il s’y regarde s’aimer et se détruire dix fois par jour.

De Sapa à Y Ty, de Lai Chau à Mu Cang Chai, il se donne à tout le monde, à toutes les montagnes, mais ne se livre jamais vraiment.

Il parade, change de costume entre deux virages, et te laisse avec tes optiques trempées et tes yeux grands ouverts à essayer de chasser une ombre qui a déjà foutu le camp.

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